" Maurice l'aîné " par Madeleine Blais

 

  

 

Maurice 1 an et demi

Maurice 4 ans

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Lucienne, Fernand, Maurice

Madeleine, Thérèse,
Fernand, Maurice

     

Maurice 5 ans

Maurice 6 ans

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Maurice, Fernand,
Thérèse, Madeleine

Maurice, Fernand, Thérèse,
Madeleine, Robert, Didace

     

Maman me disait que Maurice était un bébé très maigre, petit (chicot) mais d'une très bonne santé.

 

Peut-être malgré lui, obligé de s'occuper de temps en temps de ses petits frères et petites soeurs.
  

18 juillet 1933

  
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Robert, dans les bras de Maurice, né le 8 octobre 1932.

On restait à la haute ville. Papa louait une petite cabine à Champigny qui est maintenant le secteur Champigny de l'Arrondissement Laurentien.

Johnny, Lucienne, Maurice, Fernand, Thérèse, Madeleine, Robert

  
  
 

1940

Au 145, 10ème Avenue, Québec Ouest.

Paul, dans les bras de Maurice, né le 27 juin 1939.

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Derrière la chaise sur la galerie, maman était enceinte de Pauline. Le rideau dans le châssis fait avec des poches de sucre blanchies ainsi que les chemises blanches des garçons.

 

  

Février 1940

Maurice 11 ans en haut à droite, tous coiffés de bonnets et capines que maman a faits.
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1943

  
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Au 153, 10ème Avenue, Québec Ouest.

Jacques, dans les bras de Maurice, né le 30 janvier 1942.

     

Partis du 145, 10ème Avenue pour louer au 153, 10ème Avenue et acheté le 1er mai 1945, la maison que vous avez connue.

Déjà à 15 ans Maurice s'occupait beaucoup de hockey, baseball, softball, cyclisme. Il aimait et était champion de yoyo et bolo dans les concours organisés pour la fête de la St-Jean à Québec Ouest.

Il faisait la réparation de son bicycle et celle des autres et était très habile et très débrouillard.

Pour se faire de l'argent, il réparait des balles de baseball et softball des équipes qui évoluaient dans Québec Ouest. Il achetait un bon fil ligneux et avec une aiguille il les réparait parfaitement.

C'était un "patenteux". Une douche dans la cave avec de l'eau froide seulement, brrr, brrr, brrr, il était le seul qui s'en servait. Aussi une chambre noire pour finir ses propres films (dans la cave). Il s'installa une lampe solaire dans sa chambre au-dessus de son lit pour se faire "griller" comme on disait, pour avoir un beau tan. Maman craignait pour le feu, Papa, y avait rien là.

Il s'acheta des poids et haltères. Sa chambre était souvent le rendez-vous d'amis. Il voulait se faire des muscles mais les muscles ne se formaient pas. Beaucoup plus tard il me disait: "J'en aurais fait toute ma vie et ça n'aurait servi absolument à rien. Je n'avais pas l'ossature ni le "body" pour devenir un athlète".

 

1948

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Photo au bureau de l'abattoir en avril 1948 dans le temps qu'il se procurait des cigarettes américaines et qu'il les revendait. Selon la loi, ce n'était pas permis. Un jour qu'il avait une bonne commande dans le coffre de son char, un policier était venu interroger Maman à la maison et après son départ, elle avait contacté Maurice au bureau. Il avait eu juste le temps de mettre le contenu de son coffre de char dans la fournaise de l'édifice avant l'arrivée du policier. De justesse il s'en était sauvé grâce à Maman.

Je n'ai jamais pris son choix pour quelque chose de bien grave. Ha! Ha! Ha!

 

  

1953

Discours d'ouverture de la ligue avec des dignitaires, Maurice était le capitaine de l'équipe.

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Pour le match il avait reçu la visite de Fernand et Loraine. Loraine et Maurice au centre, Didace en avant à droite.

     

Le plus souvent Papa n'entrait pas dîner ou il arrivait un peu plus tard. N'étant pas là, Maurice en profitait, à la table surtout, pour faire des réprimandes aux plus jeunes. S'ils ne l'écoutaient pas il y avait une petite menace au bout.
 
Un jour, Paul son filleul lui avait tenu tête et comme menace il lui avait dit: "Tu n'auras pas de cadeaux à Noël". De ce fait, Paul n'a pas reçu de cadeau de son parrain à Noël. J'ai trouvé cela très dur de sa part. Maman n'exerçait pas assez son autorité en l'absence de Papa. Maurice étant un peu trop sévère, je m'opposais souvent à ses petites crises de vouloir faire le "Boss", Maman ne lui demandait pas de le faire, au contraire plutôt ça l'agaçait.
 
Durant un certain temps, Maurice et moi, vu que je défendais mes petits frères et mes petites soeurs, nous étions un peu comme "chien et chat". Son autorité n'étant pas toujours douce, je venais à leur rescousse et les défendais. Nous étions deux autoritaires, sans se toucher ni se bousculer, ça faisait des flammèches.
 
Avec le temps, nous sommes devenus des adultes et les meilleurs amis du monde. C'était des altercations d'adolescents et de jeunesse. Maman nous répétait souvent: "Accordez donc vos violons". C'est grâce à Maman qui nous apprit avec douceur à se respecter et s'aimer.
  
  
  
Madeleine Blais, 7 septembre 2008

  

  

  

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Crédit photo obligatoire www.mauriceblais.ca